Importer ses commandes COD depuis une feuille Google Sheets
La feuille de calcul comme source de commandes : partage, colonnes à relier, lignes transformées en leads, lignes incomplètes, et limites quand le volume monte.
L'essentiel
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est la voie d'entrée la plus universelle : une feuille partagée, des colonnes reliées une fois, et chaque ligne ajoutée devient un lead. Tout ce qui sait écrire dans une feuille — un formulaire, une page d'atterrissage, un outil d'automatisation, une personne — devient de fait une source de commandes.
- Pour qui ?
- Les vendeurs qui n'ont pas de boutique en ligne, ou qui vendent par les réseaux sociaux et notent leurs commandes à la main, et ceux dont le formulaire de publicité écrit déjà dans un tableur. C'est aussi la solution de repli quand une boutique ne sait pas appeler une adresse à chaque commande.
- Comment ça marche ?
- La feuille est partagée en lecture, ou lue par un compte Google relié. La plateforme en lit les lignes, applique la correspondance des colonnes, puis crée un lead par ligne. Chaque ligne déjà traitée est reconnue à son contenu et n'est jamais importée deux fois.
- À quoi ça sert ?
- Parce qu'une feuille de calcul est le plus petit dénominateur commun de l'e-commerce marocain : gratuite, immédiate, et comprise par tout le monde. Elle supprime la ressaisie sans rien demander de technique, ce qui en fait le point de départ naturel.
- Comment s'en servir ?
- Il faut une feuille dont la première ligne porte le nom des colonnes, un partage en lecture, et quatre colonnes au minimum : le nom du client, son téléphone, le SKU du produit et le total à encaisser. Un modèle prêt à l'emploi, avec les intitulés exacts attendus, est téléchargeable depuis l'espace vendeur.
Utiliser une feuille Google Sheets comme source de commandes consiste à faire lire cette feuille à intervalle régulier par la plateforme, qui transforme chaque nouvelle ligne en lead après avoir vérifié son contenu.
Les colonnes : ce qui est obligatoire, ce qui aide
Une ligne devient un lead quand la plateforme sait répondre à quatre questions : qui est le client, à quel numéro on l'appelle, quel produit il a commandé, et combien le livreur doit encaisser. Tout le reste est utile mais facultatif.
| Colonne | Obligatoire | Ce qui se passe si elle manque ou est fausse |
|---|---|---|
| Nom du client | Oui | La ligne part en lead endommagé |
| Téléphone | Oui | Un numéro qui n'est pas un mobile marocain valide bloque la ligne |
| SKU produit | Oui | Référence inconnue : lead endommagé avec le nom de la colonne lue |
| Total client | Oui | Sans montant, rien à encaisser : la ligne est mise de côté |
| Ville | Non | Cherchée aussi dans l'adresse ; sinon tranchée pendant l'appel |
| Adresse | Non | Demandée au client pendant l'appel de confirmation |
| Quantité | Non | Considérée comme une unité |
| Prix par article | Non | Sert au contrôle de cohérence avec le total |
| Variante | Non | Nécessaire si le produit en a plusieurs et que le SKU ne la précise pas |
| Référence de la commande | Non | Reprise telle quelle, pour retrouver la ligne dans votre feuille |
| Date de la commande | Non | Permet d'appliquer la barrière d'antériorité |
Comment une ligne devient un lead
La lecture ne se contente pas de recopier. Chaque ligne traverse les mêmes contrôles qu'une saisie manuelle : le téléphone est normalisé, la ville est rapprochée de la liste des villes livrées — y compris par ses variantes d'écriture — le SKU est cherché parmi les produits que vous êtes autorisé à vendre, et le total est comparé à la somme des prix. Une ligne qui passe tous ces contrôles devient un lead et entre dans la file de confirmation.
Une ligne qui en échoue un n'est pas ignorée pour autant : elle devient un lead endommagé, avec son numéro de ligne et le motif exact. C'est une différence qui compte à l'usage, parce qu'une intégration qui « saute » les lignes douteuses laisse le vendeur découvrir trois jours plus tard qu'il a perdu des ventes.
Enfin, chaque ligne traitée est reconnue par le contenu de ses colonnes reliées. Conséquence utile : ajouter ou modifier une colonne qui n'est pas reliée — une note interne, un suivi, une couleur — ne réimporte rien. Autre conséquence, tout aussi utile : corriger une ligne partie en erreur suffit à la faire réessayer au passage suivant, sans rien supprimer ni redemander.
Les lignes qui arrivent mal, et ce qui les provoque
Les motifs d'échec sont presque toujours les mêmes, et ils viennent presque toujours de la feuille plutôt que de l'import.
- Un téléphone passé en nombre — Le tableur a transformé « 0612345678 » en « 612345678 » en supprimant le zéro initial. Il faut forcer la colonne en texte — c'est la première cause de leads endommagés.
- Une ville écrite autrement — Abréviation, faute de frappe, nom de quartier à la place de la ville. Le rapprochement couvre beaucoup de variantes, mais pas tout ; la ville est alors tranchée à l'appel.
- Un SKU absent ou libre — La colonne contient le nom du produit au lieu de sa référence. Le lead est endommagé et le motif rappelle quelle colonne a été lue comme SKU.
- Un total avec symbole ou séparateur — « 299,00 DH » est compris, mais une cellule contenant du texte libre ne l'est pas. Un montant doit rester un montant.
- Deux colonnes du même nom — Deux en-têtes identiques rendent la correspondance ambiguë ; elles sont distinguées par leur lettre de colonne, mais autant les renommer.
- Une ligne vide au milieu — Sans effet : les lignes vides sont ignorées, et les suivantes continuent d'être lues.
Pourquoi une feuille est un bon départ et un mauvais registre
Il faut le dire franchement, parce que personne ne le dit au moment où l'on branche sa première feuille : un tableur est un excellent point d'entrée et un très mauvais registre de référence. Les raisons n'apparaissent qu'avec le volume.
D'abord, une feuille n'a pas d'état. Rien n'y indique qui a été appelé, quand, avec quel résultat, ni où se trouve le colis. Le vendeur ajoute donc des colonnes de statut qu'il met à jour à la main — et à partir de quelques dizaines de commandes par jour, elles ne sont plus à jour. Ensuite, une feuille n'a pas de verrou : deux personnes qui travaillent dessus en même temps écrasent le travail l'une de l'autre, et un agent peut appeler un client déjà appelé.
Enfin, une feuille ne calcule pas ce qu'on a gagné. Le profit d'une commande dépend du prix du produit, des frais de confirmation, des frais de livraison de la ville, et des frais de retour quand le colis revient. Une formule écrite à la main ne survit ni à un changement de frais, ni à un retour, ni à une commande partiellement livrée.
La feuille garde donc son rôle, et c'est un rôle utile : elle est le point de collecte, parce qu'un formulaire sait y écrire. Ce qui se passe après l'arrivée du lead — appel, colis, encaissement, profit — appartient à la gestion des commandes, et c'est exactement la frontière que l'import déplace au bon endroit.
Relier une feuille Google Sheets
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Préparer la feuille
La première ligne doit contenir le nom des colonnes, et chaque ligne suivante une commande. Le plus simple est de partir du modèle téléchargeable depuis l'espace vendeur : ses intitulés sont exactement ceux que la plateforme reconnaît, ce qui supprime l'essentiel des erreurs de lecture.
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Choisir le mode de lecture
Soit vous partagez la feuille en « Tous les utilisateurs disposant du lien : lecteur », et aucune autorisation Google n'est nécessaire. Soit vous reliez votre compte Google, et la feuille peut rester entièrement privée. Les deux aboutissent au même import.
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Coller l'adresse de la feuille
Dans Applications → Google Sheets, collez le lien de la feuille. L'onglet est identifié en même temps que le document : si vos commandes sont dans un second onglet, prenez le lien affiché quand cet onglet est ouvert.
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Relier les colonnes
L'écran de correspondance affiche vos en-têtes, avec un exemple de valeur pris sur la première ligne de données, et propose pour chaque champ de la plateforme la colonne qui lui ressemble le plus. Vérifiez la proposition — surtout le téléphone et le total — puis enregistrez.
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Fixer la date de départ
Indiquez à partir de quelle date les commandes doivent entrer. Une feuille qui traîne plusieurs mois d'historique ne doit pas déverser son passé dans la file de confirmation ; tout ce qui est antérieur à cette barrière est ignoré définitivement.
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Lancer une première lecture
Le compte rendu indique combien de leads ont été créés, combien de lignes sont parties en leads endommagés, et pour quel motif. C'est le moment de corriger la feuille : un en-tête ambigu, une ville écrite différemment, un SKU absent.
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Choisir le rythme, ou l'instantané
Par défaut la feuille est relue à intervalle régulier. Si vous voulez qu'une ligne parte à la seconde où elle est écrite, un petit script à coller dans la feuille envoie chaque nouvelle ligne directement, sans attendre la relecture suivante.
Questions fréquentes sur l'import depuis une feuille
Faut-il partager la feuille publiquement ?
À quelle fréquence la feuille est-elle lue ?
Est-ce qu'Excel ou un autre tableur fonctionne ?
Que devient une ligne que je modifie après son import ?
Et si je supprime une ligne de la feuille ?
Mes anciennes commandes vont-elles être importées ?
Puis-je mettre plusieurs produits dans une seule ligne ?
Puis-je garder la feuille et avoir aussi une boutique connectée ?
Que se passe-t-il si la feuille devient inaccessible ?
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Une feuille, et vos commandes entrent toutes seules
Modèle de colonnes prêt à l'emploi, correspondance proposée automatiquement, lignes incomplètes isolées plutôt que perdues, et un catalogue de 1 produits à référencer.
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